Présentation du Diptyque

 


Photos du spectacle 

 

    En présentant le diptyque Une femme normale-à-en-mourir de Jan Fabre et L’inattendu de Fabrice Melquiot, nous allions deux auteurs contemporains autour de monologues qui se rejoignent et se complètent.


L’un est un poème intemporel construit autour du fragment.

L’autre s’articule dans une écriture poétique et quotidienne basée sur une forme lyrique.



    Ils mettent tous deux en scène la parole sensible d’une femme en recherche de son identité, face à l’altérité, vis-à-vis d’autrui et devant les tabous de caractères sexuels et moraux impulsés par la société.



Liée à une figure masculine, fantôme moteur de ses interrogations, elle cherche à se dégager de sa condition de femme afin de s’affirmer en tant qu’identité propre, indépendante.

La possibilité d’offrir deux visions différentes du même problème, interroge sur la réception et la sensibilité des spectateurs face à ces écritures.

 

    Nous avons choisi de travailler en sorte que ces deux paroles de femmes dépassent l’identité sexuelle pour questionner l’Homme. En effet, tout en révélant à la fois leur place en tant que femme, et en revendiquant leur féminité, elles se découvrent avant tout être humain.

Dans la continuité de notre recherche artistique (après Pieds en Equilibre), nous mettons l’accent, à travers le corps et la matière, sur nos comportements singuliers, nos combats et nos désirs à l’intérieur du cadre contraignant de notre société moderne.



    Ce cadre est figuré dans l’espace de deux façons distinctes : une boîte, dans laquelle se réfugie et étouffe « Elle », figure féminine d’Une femme normale-à-en-mourir ; une chambre sans murs, renversée, déconstruite où se perd Liane, personnage de L’inattendu. Ces scénographies sont à la fois lieux d’enfermement et espace imaginaire où les personnages livrent leur combat et leur intimité.

Dévoiler l’intimité de l’être, ou comment accepter le regard sur le corps, mémoire de l’affectif et du temps. Façonner les matières ou comment se construire à travers des rituels (stérilisation, autodestruction, chansons, prières…), symboles de passage d’un état à un autre.

Liquides, sable, farine sont autant d’éléments que manipulent les personnages, et qui leur permettent de se modeler un autre corps, une autre image d’elles, telle qu’elles la désirent.

 

 

Rencontres

 

    La compagnie intervient en milieu scolaire, notamment auprès des classes littéraires du lycée Jean Renou à la Réole.

    C’est un lien que nous avons établi depuis la naissance de la compagnie, tout d’abord avec Les Bâtisseurs d’Empire de Boris Vian (2003/2004), et Pieds en Equilibre, création collective (2004/2005).

    Nous renouvelons cette année l’expérience avec le diptyque, les textes étant au programme des élèves. La rencontre afin d’être complète, se forme en plusieurs étapes.


    Dans un premier temps, un contact se fait auprès des classes afin de se présenter, et d’annoncer la démarche du projet. Ensuite ceci donne lieu à une présentation pour les scolaires de notre travail, à la salle culturelle de Casseuil. Et enfin, nous nous revoyons à la suite e la représentation, pour élargir le débat sur la compréhension que chacun aura eu, artistes et élèves confondus.

 

Parallèlement, les lycéens dans le cadre de leurs études doivent rédiger un mémoire, sur le thème : la place du comédien dans la société. Nous intervenons également dans ce cadre afin de partager nos expériences.

 

Pour les membres de la compagnie, la démarche ne se limite pas à la représentation scénique.

Il nous paraît essentiel de prolonger le dialogue au-delà de la salle de spectacle, de renouer un contact autour des thèmes développer dans un cadre de discussions. 

 


Equipe artistique

Une femme normale à en mourir

Mise en scène / scènographie : Jean-Christophe ROBERT
Comédienne : Flore AUDEBEAU

L'inattendu

Mise en scène : Juliette LASSERE-MISTAUDY
Comédienne : Liliane BODIN
Scénographie : Grégory BANNIE
Régie plateau : Benoît LEMOINE,  Juliette LASSERE-MISTAUDY, Gregory BANNIE, Claire GARAPON


Soutiens

 

Avec l’aide de la municipalité de Casseuil, François Merveilleau, la compagnie TSAA, Philippe Rousseau et Guillaume Mangier, le TNT avec Eric Chevance et Erika Hess, le lycée Jean Renou de la Réole, l’école Andrée Boissière de Périgueux, l’OCCE 24, l’association Un foyer pour tous, ASAIS, Frédéric Houessinon.

Représentations

Salle culturelle de Casseuil (Avril 2007)
Glob Théâtre (Mars 2008)